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Observatoire des médias haïtiens

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Observatoire des médias haïtiens — Tableau de bord

Cette page propose une synthèse des principaux indicateurs de référence sur le paysage médiatique haïtien : liberté de la presse, économie des médias, accès à l’information, sécurité des journalistes, audience numérique. Les données sont régulièrement mises à jour à partir des sources institutionnelles internationales (UNESCO, RSF, CPJ) et des recherches du CEIMH.

Pour chaque indicateur : valeur, année de référence et source. La rigueur de l’attribution des données est essentielle pour un observatoire crédible.


1. Liberté de la presse

  • Classement RSF World Press Freedom Index — Haïti se situe parmi les pays où la liberté de la presse est en situation « difficile » à « très grave » selon les éditions récentes (vérifier la valeur exacte de l’année en cours sur rsf.org/fr/index).
  • Tendance globale — l’édition 2025 du Press Freedom Index de RSF souligne la fragilité économique des rédactions comme menace nouvelle ; la situation haïtienne est particulièrement aigüe.

2. Sécurité des journalistes

  • Au moins 21 journalistes tués en Haïti entre 2000 et 2022 dans l’exercice de leur profession (source : UNESCO).
  • Année 2022 particulièrement meurtrière avec 9 journalistes tués recensés par l’UNESCO — l’une des années les plus violentes de l’histoire du journalisme haïtien.
  • 2024 — Attaque de gangs armés contre les locaux du quotidien Le Nouvelliste (avril 2024). Suspension de l’édition papier, repositionnement digital first.

3. Paysage médiatique

  • Plus d’une centaine de stations radios actives en Haïti (estimation indicative — voir Annuaire des médias haïtiens).
  • Médias en ligne : émergence depuis le milieu des années 2010 de plus de 150 sites d’information selon Rezo Nòdwès (estimation 2023).
  • Quotidiens d’envergure nationale : Le Nouvelliste (depuis 1898), Le Matin (depuis 1907), Le National (depuis 2014).
  • Télévision publique : Télévision Nationale d’Haïti (TNH) depuis 1979.
  • Radios communautaires : plusieurs dizaines fédérées par les réseaux SAKS et REFRAKA.

4. Modèle économique et viabilité

  • Le Nouvelliste a vu ses abonnements imprimés passer de 15 000 à environ 3 000 entre 2010 et 2025 (source : The Haitian Times).
  • Forte fragilité économique : selon RSF, dans 160 pays sur 180, les médias atteignent la stabilité financière « avec difficulté » ou « pas du tout ». Le cas haïtien s’inscrit dans cette tendance globale aggravée localement.
  • Rémunérations : le journalisme demeure l’une des professions les moins payées en Haïti (source : RSF / témoignages professionnels).

5. Accès numérique et consommation d’information

  • Pénétration Internet : Haïti reste l’un des pays à plus faible taux de connexion en Amérique. Vérifier les données les plus récentes sur la Banque mondiale et l’UIT.
  • Réseaux sociaux dominants : WhatsApp, Facebook, X / Twitter, TikTok et YouTube.
  • Consommation : la radio reste, malgré l’essor numérique, le média le plus accessible et le plus largement consommé en Haïti — diffusion en créole, présence rurale, faible coût du récepteur.

6. Genre dans les médias

  • 26 % seulement des sources et sujets de l’information mondiale sont des femmes (source : Global Media Monitoring Project, édition 2025).
  • Sous-représentation persistante des femmes dans les rédactions haïtiennes, malgré des progrès constatés sur certaines stations communautaires (réseau REFRAKA).

7. Recherche scientifique sur les médias haïtiens


Sources et méthodologie

Cet observatoire est en évolution. Le CEIMH publiera progressivement des indicateurs plus précis (cartographie, séries temporelles, infographies) à partir de ses propres recherches et de partenariats institutionnels.


Observatoire maintenu par le Centre d’Études Interdisciplinaires sur les Médias Haïtiens (CEIMH). Dernière mise à jour : avril 2026.